Gestion des déchets : Nouvelle chaine de valeur pour entreprise

La gestion de déchets est un concept relativement nouveau et la perception négative que nous avons aujourd’hui de l’amoncellement des déchets est assez récente. Par le passé, l’existence et la multiplication des déchets était plutôt vue comme un symbole de croissance et de développement.

Dans cette logique, le concept de gestion de déchets trouvait à la fois sa pertinence et son épanouissement. En s’occupant de la fin de vie des grandes quantités de rebuts issues de la production et de la consommation, les professionnels de ce secteur assuraient aussi bien une mission nécessaire que leur propre prospérité.

Aujourd’hui, loin de ce modèle économique, le marché glisse de plus en plus vers une logique différente, qui intègre de moins en moins les décharges et les incinérateurs. Les nouvelles réglementations concernant la gestion de déchets ont plutôt pour priorités la revalorisation des matières premières en fin de vie et la création d’emplois.

De la gestion de déchets à leur valorisation

Le changement de paradigme à l’égard du déchet a pris un certain temps. Il est notamment parti de la prise de conscience des enjeux écologiques.

La nécessaire préservation des ressources naturelles

Il y a une cinquantaine d’années encore, les ressources naturelles qui étaient consommées au cours d’une année se régénéraient entièrement dans le courant de la même année. Mais en 2018, le «jour du dépassement», c’est-à-dire celui où l’humanité a épuisé l’ensemble des ressources naturelles que la Terre est en mesure de renouveler en une année, s’établissait à la date du 1er août.

Les ressources consommées durant le reste de cette année constituaient donc une ponction excessive sur les ressources disponibles. La nécessité d’instaurer une forme de croissance plus responsable et plus durable s’imposait donc, telle une évidence.

Vers un nouveau paradigme du déchet

Cela a justifié l’accent particulier mis sur la réduction des volumes de déchets produits. En parallèle, les efforts ont été orientés vers la promotion d’une croissance capable de se renforcer sans multiplier les déchets.

Dans cette optique, des acteurs tels que Circulab s’efforcent d’initier et de soutenir les entreprises dans le développement de modèles économiques durables qui favorisent la régénérescence des écosystèmes.

Pour la plupart d’entre eux, les acteurs de la croissance économique, de la production et de la gestion de déchets se sont ajustés à la nouvelle dynamique. Les entreprises sont ainsi résolument passées du statut de « sources du problème » à celui de « participantes à sa résolution ».

Cette démarche a favorisé l’apparition et l’épanouissement d’une économie circulaire au détriment de l’économie linéaire. Des précisions sur l’économie et sur ses thématiques majeures sont disponibles ici.

De l’élimination à la valorisation

Plutôt que de continuer à développer décharges et incinérateurs, les acteurs de la gestion de déchets ont pour nouveau leitmotiv leur valorisation.

Leurs revenus sont désormais issus, non plus de l’élimination des déchets, mais de leur tri et de la commercialisation de matières premières extraites de ces déchets. A titre d’illustration, une fois triés, la réutilisation des déchets en aluminium permet au secteur industriel d’économiser 95 % des ressources énergétiques nécessaires à l’extraction de ce matériau.

La transformation concrète des déchets en chaine de valeur

C’est le processus de tri, de nettoyage, de traitement et de regroupement des déchets sous des formes et en des quantités dignes de l’intérêt du secteur industriel qui constitue ici la valeur ajoutée. Pesés, ces déchets sont ensuite vendus afin d’être réutilisés. Les ventes se font au comptant, sur la base des tarifs en vigueur.

La valorisation des déchets, un défi qui reste entier

De nombreuses étapes du processus de valorisation restent perfectibles et nécessitent l’investissement de différents acteurs.

Inciter les entreprises à améliorer le tri

La qualité des déchets conditionne largement leur valorisation et leur recyclage. Ainsi, pour des déchets comprimés ou fortement endommagés durant leur collecte ou leur transport, le recyclage en fin de chaine est particulièrement compliqué, voire non envisageable.

Il importe donc d’affiner les processus précédant le traitement des déchets afin d’en améliorer le tri et ce travail incombe aux acteurs en amont de la chaine.

Les facteurs d’appréciation de la phase de valorisation

L’optimisation de la capacité des déchets à être réutilisés et l’efficacité de leur phase de valorisation sont conditionnées par cinq facteurs :

  • La qualité des déchets ;
  • Le prix des matières premières sur le marché mondial ;
  • L’organisation du travail impliquant la sécurité physique et sociale ;
  • Les lois et régulations ;
  • L’investissement.

Un processus qui demeure complexe

Dans la perspective du développement d’une économie circulaire, le processus de gestion de déchets, qui va de la collecte jusqu’à la valorisation en passant par le traitement, demeure confronté à deux critères majeurs de complexité :

  • La multiplicité des producteurs de déchets : les déchets sont produits par des acteurs non seulement nombreux, mais aussi de natures différentes, qu’il s’agisse de ménages, d’entreprises industrielles, d’agriculteurs et autres ;
  • La diversité des déchets produits : les structures de gestion de déchets ont affaire à la fois à des déchets de types biodégradable, valorisable ou même dangereux.

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